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Rediff' webinaire IFprofs : « Rester à jour » sur l’IA : construire sa veille et son autoformation

Faire le point sur les évolutions de l’intelligence artificielle et découvrir comment mettre en place une veille

Un webinaire pour faire le point sur les évolutions de l’intelligence artificielle et découvrir comment mettre en place une veille simple, fiable et adaptée à ses besoins professionnels.

Vous êtes aujourd’hui plus de 4 500 inscrits sur IFprofs au module « Le potentiel de l’intelligence artificielle (IA) en FLE : par où commencer ? », lancé en septembre 2024.

Deux ans plus tard, le paysage de l’IA a considérablement évolué : nouveaux modèles et outils, nouvelles fonctionnalités, multiplication des usages pédagogiques, mais aussi évolution du cadre institutionnel et réglementaire. Les ressources du module ont donc été actualisées pour tenir compte de ces changements.

Que vous ayez déjà suivi ce parcours ou que vous découvriez le sujet, ce webinaire vous propose d’aller plus loin : comment continuer à se former et rester à jour lorsque les évolutions sont aussi rapides ?

Au programme

  • découvrir les principales nouveautés du module IFprofs ;
  • identifier les sujets à suivre : outils, usages pédagogiques et cadre réglementaire ;
  • sélectionner des sources fiables et pertinentes ;
  • mettre en place une routine de veille simple et réaliste ;
  • utiliser l’IA comme outil de veille, tout en connaissant ses limites ;
  • développer un regard critique sur les nouveautés pour en évaluer la fiabilité, l’intérêt pédagogique et la pertinence dans son propre contexte professionnel.

L’objectif : repartir avec une méthode concrète pour organiser sa veille et poursuivre son autoformation de manière autonome, sans chercher à suivre chaque nouvel outil ou chaque nouvelle annonce.

Votre formateur

Le webinaire est animé par Bhushan Thapliyal (Learning Vibes), formateur de formateurs et concepteur de dispositifs de formation numérique, qui accompagne notamment les professionnels de l’éducation et du FLE dans l’appropriation des outils numériques et des usages de l’intelligence artificielle.

 

 

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Bhushan THAPLIYAL

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Stratégies de veille sur l’IA en FLE

Ressources, outils et prompts pour la formation des enseignants FLE et la construction de leur veille

Illustration IA et veille en FLE

L’intelligence artificielle évolue à une vitesse fulgurante, avec l’émergence constante de nouveaux modèles, fonctionnalités, annonces, études, recommandations institutionnelles et publications sur les réseaux sociaux.
Dans ce contexte, le principal défi n’est plus vraiment de trouver de l’information, mais de savoir ce qui mérite réellement notre attention.
À la suite du webinaire IFprofs du 30 septembre 2026 consacré à la veille sur l’intelligence artificielle, cet article rassemble les principales ressources présentées, quelques pistes pour organiser sa veille ainsi que plusieurs prompts directement réutilisables.

Cliquez ici pour consulter le replay du webinaire

Suivez la formation « Le potentiel de l’intelligence artificielle (IA) en FLE : par où commencer ? »

1. Deux stratégies complémentaires : Pull et Push


Une veille efficace peut s’appuyer sur deux grandes approches.

La première est une stratégie « Pull » : « je vais chercher l’information ». Elle est particulièrement utile lorsqu’une question précise apparaît, lorsqu’on prépare une formation ou lorsqu’on souhaite approfondir un sujet.

La seconde est une stratégie « Push » : « l’information vient à moi ». On met alors en place des dispositifs qui permettent de recevoir régulièrement des informations sélectionnées : newsletters, flux RSS, alertes ou tâches automatisées.
Les deux stratégies ne s’opposent pas. Elles se complètent.

2. Stratégie Pull : chercher une information au moment où l’on en a besoin


Commencer par les moteurs de recherche
La recherche classique est souvent le point de départ le plus simple ; encore faut-il formuler une requête précise pour obtenir des résultats pertinents.
Une recherche très large comme : « IA générative enseignement du FLE » permet d’explorer un sujet.
Pour obtenir des résultats plus ciblés, il suffit ensuite d’affiner la requête : « IA générative évaluation production écrite FLE »
Les opérateurs de recherche permettent également de cibler certains types de ressources. Pour rechercher uniquement sur le site d’une institution :
site:unesco.org intelligence artificielle enseignement des langues
Pour rechercher prioritairement des rapports ou documents PDF :
"intelligence artificielle" enseignement langues filetype:PDF

Ces quelques opérateurs, pourtant simples, suffisent déjà à éliminer une bonne partie des résultats non pertinents.
L’onglet Actualités d’un moteur de recherche peut également être utile pour suivre un sujet récent, par exemple avec une requête comme « intelligence artificielle évaluation éducation ».

3. Utiliser l’IA comme outil de recherche

Les assistants d’IA disposant d’un accès au Web peuvent également accompagner cette recherche.
Pour commencer, une consigne très simple suffit :
« Recherche les pratiques récentes utilisant l’IA générative dans l’enseignement du FLE. Donne-moi cinq exemples concrets d’usages en classe. »

Mais plus la demande est précise, plus les résultats ont des chances d’être pertinents :
« Recherche les pratiques récentes d’utilisation de l’IA générative en FLE pour travailler la production écrite avec des apprenants de niveau B1-B2. Privilégie les expérimentations pédagogiques, retours d’expérience et publications de formateurs ou chercheurs. »

Dans tous les cas, l’IA doit rester un intermédiaire. Il est indispensable de consulter les sources proposées, de vérifier leur date, leur(s) auteur(s) et, lorsque cela est possible, de revenir à la source originale.


Aller plus loin avec la recherche approfondie

Pour explorer un sujet complexe, les fonctions de recherche approfondie proposées par certains assistants peuvent être particulièrement intéressantes.
Voici le prompt utilisé pendant le webinaire :
« Réalise un état des lieux des usages actuels de l’intelligence artificielle générative dans l’enseignement du FLE. Recherche des exemples de pratiques, des études, des recommandations institutionnelles et des retours d’expérience récents. Classe les résultats par grands usages pédagogiques et indique, pour chaque tendance, les bénéfices, les limites et les points de vigilance. »
Avec la recherche approfondie, la logique change : au lieu de récupérer quelques résultats, on demande à l’assistant de croiser plusieurs sources pour produire une synthèse organisée.

4. Rechercher des publications scientifiques

Les articles d’actualité et les retours d’expérience ne suffisent pas toujours : pour s’appuyer sur des travaux de recherche, plusieurs ressources permettent d’accéder directement à la littérature scientifique.
Google Scholar facilite la recherche d’articles, de thèses et de publications académiques. Les expressions placées entre guillemets permettent notamment d’effectuer des recherches plus précises.
OpenEdition Search constitue une ressource particulièrement intéressante dans le domaine des sciences humaines et sociales, avec la possibilité de rechercher dans les titres, auteurs, résumés ou textes.

Des outils fondés sur l’IA, présentés pendant le webinaire, complètent ces moteurs : Elicit, qui répond à une question en langage naturel en recherchant, analysant et comparant des publications scientifiques, et Semantic Scholar, outil gratuit qui donne accès à la littérature scientifique et à ses réseaux de citations, avec de courts résumés automatiques de certains articles. Elicit étant moins fourni en sciences humaines et sociales, domaine dont relève la didactique des langues, il gagne à être utilisé en complément d’OpenEdition Search et de Google Scholar.

 

5. Stratégie Push : faire venir l’information à soi


La recherche manuelle répond bien à un besoin ponctuel, mais elle devient vite difficile à tenir lorsqu’il s’agit de suivre un domaine dans la durée.
La stratégie Push consiste alors à choisir quelques sources de référence et à les suivre régulièrement.


Les newsletters
Les newsletters constituent une solution particulièrement simple pour commencer. Plusieurs ressources francophones ont été évoquées pendant le webinaire.
Une IA par jour présente quotidiennement un outil d’IA générative gratuit ou freemium et propose également une lettre d’information hebdomadaire.
École branchée, média québécois consacré à l’éducation à l’ère du numérique, propose notamment une veille professionnelle et une infolettre consacrée à l’actualité éducative.
EdTechActu suit plus largement les innovations technologiques dans les domaines de l’éducation, de la formation et des EdTech et propose également une newsletter.
L’enjeu n’est cependant pas de multiplier les abonnements. Quelques newsletters réellement lues sont généralement plus utiles qu’une boîte de réception remplie de ressources que l’on n’aura jamais le temps de consulter.

6. Centraliser ses sources avec les flux RSS


Les flux RSS permettent d’aller un peu plus loin dans l’organisation de sa veille.
Des outils comme Feedly ou Inoreader regroupent dans une seule interface les nouvelles publications provenant de différents sites. Au lieu de visiter régulièrement chaque source, les nouveautés apparaissent automatiquement dans l’agrégateur.
Cette méthode présente un autre intérêt : elle réduit la dépendance aux recommandations algorithmiques des réseaux sociaux. On choisit soi-même les sources que l’on souhaite suivre.
Inoreader propose par exemple le suivi de sites, de blogs, de newsletters ou encore de certaines sources sociales, avec des possibilités de classement et de filtrage.

 

7. Mettre une partie de sa veille en « pilote automatique »


Les assistants d’IA commencent également à proposer des fonctions permettant de programmer des tâches récurrentes.
Il devient ainsi possible de demander à un assistant de réaliser périodiquement une recherche et de ne faire remonter qu’une sélection limitée de résultats.
Voici l’exemple proposé pendant le webinaire :
« Tous les vendredis matin, recherche les principales nouveautés sur l’utilisation de l’IA en FLE publiées au cours des 7 derniers jours. Sélectionne 5 informations pertinentes et, pour chacune, donne un résumé, la source, la date de publication et explique brièvement son intérêt pour un enseignant de FLE. Fournis le lien vers la source originale. »
Programmer ce type de tâche permet de gagner un temps précieux. Pour autant, l’automatisation ne remplace pas le regard critique de l’enseignant : avant d’exploiter une information sélectionnée par une IA, il faut toujours pouvoir remonter à sa source et en vérifier la fiabilité.

8. Ne pas négliger la sérendipité


Les réseaux sociaux comme LinkedIn, YouTube ou Instagram peuvent aussi jouer un rôle dans la veille en faisant émerger des contenus, des personnes ou des projets que l’on n’aurait pas nécessairement recherchés soi-même.
Cette sérendipité algorithmique peut être intéressante pour élargir sa veille et découvrir de nouvelles sources. Elle doit toutefois rester complémentaire d’une démarche plus structurée, car les contenus proposés dépendent des mécanismes de recommandation propres à chaque plateforme.
Les réseaux sociaux peuvent donc servir de point de départ pour repérer et découvrir. Il reste ensuite essentiel de vérifier la qualité de l’information, d’identifier la source et, si elle est pertinente, de l’intégrer à son dispositif de veille.

9. Capturer l’information sans tout accumuler


Trouver une ressource intéressante ne signifie pas forcément qu’il faut la lire immédiatement.
On peut la conserver directement dans une plateforme (« Enregistré » sur LinkedIn, « À regarder plus tard » sur YouTube), dans les favoris de son navigateur, dans un outil comme Raindrop.io, dans une application de notes comme Notion, OneNote, Obsidian, Apple Notes ou Google Keep, ou encore dans un document partagé.
Le choix de l’outil importe finalement moins que la régularité avec laquelle on l’utilise. Un système très simple mais réellement utilisé sera toujours plus efficace qu’une organisation complexe abandonnée au bout de quelques semaines.

10. Garder ou jeter ? Quatre questions pour filtrer l’information


Tout conserver conduit rapidement à l’infobésité. Une grille très simple peut aider à décider du sort d’une ressource.
Première question : est-ce pertinent pour ma veille ? L’information correspond-elle réellement à mes thématiques ou à mes besoins ?
Deuxième question : la source paraît-elle fiable ? Peut-on identifier l’auteur, la date, les références ou la source primaire ?
Troisième question : est-ce réellement nouveau ou utile ? La ressource apporte-t-elle une information, confirme-t-elle une tendance ou propose-t-elle quelque chose que je pourrai utiliser ?
Enfin : qu’est-ce que je veux en faire ? Lire davantage, archiver, tester, partager ?
Cette dernière question est particulièrement importante : une veille n’a pas vocation à créer une immense bibliothèque de liens. Elle doit aider à comprendre, décider ou agir.


11. Utiliser l’IA pour extraire l’essentiel


Une autre utilisation intéressante de l’IA consiste à gagner du temps dans la consultation d’une ressource, en lui demandant d’en extraire les idées principales, les éléments utiles ou les points qui méritent d’être approfondis. Cela pourrait être particulièrement utile dans le cadre d’une veille, lorsqu’on doit parcourir de nombreuses pages Web, vidéos ou publications.
Pour une page Web, on peut par exemple demander :
« Résume cette page en 5 points et indique ce qui est pertinent pour un enseignant de FLE. »
Il est préférable de travailler à partir de pages accessibles publiquement et de ne pas chercher à contourner un paywall ou une restriction d’accès. Il faut également vérifier que l’assistant a réellement pu consulter le contenu de la page : selon l’outil utilisé, certaines pages peuvent être inaccessibles, mal interprétées ou seulement partiellement analysées.
Pour une vidéo YouTube, on peut utiliser une consigne comme :
« Résume cette vidéo et indique les trois idées qui méritent d’être approfondies. »
Dans ce cas, l’IA s’appuie généralement sur la transcription ou sur les informations qu’elle peut effectivement consulter. Or, cette transcription n’est pas toujours disponible ou complète. Il est donc important de vérifier ce que l’outil a réellement analysé et de revenir à la vidéo originale pour confirmer les informations importantes. Il n’est pas nécessaire de télécharger la vidéo pour l’analyser.
Pour un document PDF, on peut par exemple demander :
« Résume ce document en distinguant les constats, les recommandations et les éléments directement utiles pour l’enseignement du FLE. »
Avant de transmettre un PDF à un outil d’IA, il convient toutefois de vérifier les droits d’utilisation du document, sa licence et son niveau de confidentialité. Une vigilance particulière est nécessaire avec les articles payants, les documents internes à un établissement ou les fichiers contenant des données personnelles ou sensibles.
Dans tous les cas, le résumé produit par l’IA doit être considéré comme une aide à la lecture et au repérage, et non comme un substitut systématique à la consultation de la source originale. Pour une information importante, il reste indispensable de revenir au document, à la page ou à la vidéo afin d’en vérifier le contexte et le sens.

12. Quelques ressources pour démarrer

  • Recherche et assistants IA : Google, DuckDuckGo, ChatGPT, Claude, Perplexity et Mistral Vibe. À noter que Mistral a renommé « Le Chat » en « Vibe » en août 2026.
  • Recherche scientifique : Google Scholar, OpenEdition Search, Elicit et Semantic Scholar.
  • Agrégateurs et flux RSS : Feedly et Inoreader.
  • Ressources et newsletters : OutilsIA, Une IA par jour, École branchée et EdTechActu.

Construire une veille qui nous ressemble


Il n’existe pas une seule bonne manière de faire de la veille.
Une personne disposant de peu de temps pourra se contenter de quelques newsletters, de quelques sources de référence et de recherches ponctuelles. Une personne souhaitant structurer davantage sa veille pourra définir trois ou quatre thématiques, suivre quelques flux RSS et organiser les ressources conservées. Un coordinateur, un formateur ou un référent IA pourra aller plus loin en croisant plusieurs sources, en utilisant l’IA pour résumer ou comparer des informations et en produisant régulièrement des synthèses pour son équipe.
L’essentiel est donc moins de disposer de nombreux outils que de construire une routine réaliste et durable.
Dans un domaine aussi mouvant que l’intelligence artificielle, rester à jour ne signifie pas tout suivre. Cela signifie surtout savoir où chercher, choisir les bonnes sources, filtrer ce qui mérite notre attention et transformer progressivement l’information en connaissances utiles pour nos pratiques professionnelles.
 

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